Sid cheikh

 

Cheikh Bouamama ou Boumama est né à Figuig[1], une oasis marocaine et appartenait à la branche des ouled sidi cheikh gheraba (ceux de l'ouest), une grande famille du sud-est marocain. Il a proclamé la lutte pour débarrasser le pays et ses habitants de l'occupation française. Son combat dura jusqu'en 1908.

Les conditions préliminaires à la résistance de Cheikh Bouamama [modifier]

Depuis la résistance des Ouled Sidi Cheikh, la région du sud oranais dispose d'une autonomie relative dans la gestion de ses affaires internes. Du fait de la faible concentration de colons dans cette région où même l'armée française ne dispose que d'un seul poste à Labiod Sidi Cheikh – fraction des chraga. Mais depuis ces batailles, la famille des Ouled Sidi Cheikh s'est dispersée. Certains de ses membres sont contraints à l'exil au Maroc alors que pour d'autres, c'est l'exode vers les régions de l'extrême sud où ils s'établissent dans la région de Goléa.

La trêve observée par les habitants de la région dans la résistance qu'ils avaient déclenchée en 1864 ne dure pas longtemps. La branche des ghraba des Ouled Sidi Cheikh émerge sur la scène à travers la lutte menée par Cheikh Si Mâamar ibn cheikh Tayeb, chef de la branche des ghraba contre ce qu'il considère comme l'ennemi dans la région, à partir du mois d'avril 1875. Toutefois, ce dernier est contraint de se retirer et est assigné à résidence.

Mais aussitôt achevée la période allant de 1878 à 1880, une autre personnalité de la même branche émerge, à savoir Cheikh Bouamama qui entreprend la lutte contre le colonialisme français et s'oppose à son expansion dans les régions sahariennes.

Les causes de la résistance du Cheikh Bouamama [modifier]

Le refus de l'occupation française par le peuple algérien constitue le facteur le plus important ayant poussé Cheikh Bouamama à préparer et organiser l'action révolutionnaire. Mais il existe sans aucun doute également un ensemble de raisons ayant contribué pour une grande part à accélérer le déclenchement de la révolte.

Les causes directes [modifier]

L'assassinat le 22 avril 1881 d'un officier français, le lieutenant Wayne Bruner qui occupe le poste de chef du bureau arabe de la région d'El Bayadh , ainsi que quatre de ses gardes parmi les spahis. Cet officier essayait de mettre un terme à l'activité du Cheikh Bouamama.

Les causes indirectes [modifier]

De par son statut d'homme de religion et chef de zaouia, Cheikh Bouamama est imprégné de l'idée de la lutte contre les colonisateurs chrétiens conquérants.

L'apparition d'idées réformistes comme l'appel de Djamel Eddine El Afghani et du Sultan Abdul Hamid II à la mise en place d'une alliance islamique dans le cadre du khalifat islamique en tant que base de changement de la situation des musulmans et en vue de chasser les colonisateurs et le rôle joué par les prédicateurs de la tariqa (la voie) senoussya dans la sensibilisation des populations des régions du Sahara contre la pénétration du colonialisme vont aussi dans ce sens.

Causes conjoncturelles [modifier]

La misère due à la politique menée par l'administration française, notamment l'interdiction faite à certaines tribus de se déplacer entre 1879 et 1881, en particulier celles d'Aflou, El Bayadh ainsi que les tribus nomades des monts du Ksour, provoquant ainsi un mécontentement sérieux. Cette interdiction a entraîné la mort d'une grande partie du cheptel, le pourcentage de pertes ayant atteint pour la seule région d'Aflou environ 80%, soit trois cents bêtes dont 37% pour l'année 1879-1880 et 43% pour l'année 1880-1881.

Cette dégradation de la situation économique dans la région du sud oranais contribue à l'embrasement de la lutte et au déclenchement de la résistance.

La volonté manifestée par les autorités françaises d'établir un poste militaire d'observation à Ksar Tiout après l'échec de la délégation officielle dans l'étude du projet d'extension de la voie ferrée à travers le Sahara, du sud ouest vers le département d'Oran en 1879 est aussi une source de mécontentement des populations.

Les étapes de la résistance [modifier]

Première étape [modifier]

Cheikh Bouamama ne déclare la lutte contre le colonialisme français, dans la région du sud oranais qu'après avoir préparé toutes les tribus sahariennes par le biais des disciples de la confrérie répartis à travers la région notamment les tribus des Trafi, des Rézaynia , d'El ahrar, Frenda et Tiaret. Cette propagande trouve un large écho auprès des tribus de Ammour, Hamiane et Chaamba. Cheikh Bouamama réussit à rassembler environ deux mille trois cents soldats entre cavaliers et fantassins. Le premier affrontement militaire entre Cheikh Bouamama et les troupes françaises a lieu le 27 avril 1881 au lieu-dit Sfisifa au sud de Aïn Sefra, et s'achève par la défaite de l'armée française et la mort au champ d'honneur de certains hommes de Cheikh Bouamama parmi lesquels le chef des Maâlif et le chef des Rézaynia.

Compte tenu de la gravité de la situation, les autorités françaises s'empressent d'envoyer des renforts supplémentaires vers la région afin de réprimer la révolte. Les renforts envoyés à la région sont composés de :

Ces troupes sont commandées par le général Colineau D'Annecy, commandant du secteur militaire de Mascara.

Le deuxième affrontement militaire entre Algériens et Français a lieu le 19 mai 1881 au lieu-dit El Mouilek, situé près de Ksar Chellala dans les monts Ksours.

Selon les rapports Français, cette bataille a occasionné des pertes pour les deux parties, celles des Français étant estimées à soixante tués et vingt-deux blessés.

Après cette bataille, Cheikh Bouamama se dirige vers Labiod Sidi Cheikh ; ce qui aide les insurgés au cours de cette période à couper les fils du télégraphe reliant Frenda à El Bayadh et à attaquer les centres de la société franco-algérienne des alliés, tuant de nombreux employés espagnols de cette société, ce qui amène les autorités françaises à prendre certaines mesures pour protéger leurs intérêts, notamment en rassemblant quatre colonnes fortes aux points suivants :

  • la compagnie de Ras El Ma confiée au colonel Janine ;
  • la compagnie Békhither sous le commandement du colonel Zouini ;
  • la compagnie de Tiaret confiée au colonel Brounoussiart ;
  • la compagnie d’El Bayadh dirigée par le colonel Tadieu puis par le colonel Négrier.

Les autorités françaises engagent des mouvements rapides consistant à envoyer des troupes vers le sud ouest en vue d’encercler l’insurrection, pour ensuite se propager dans la région et étendre son influence sur tous les ksours de l’ouest oranais.

Le colonel Négrier est chargé de rétablir l'ordre. Le 15 août 1881 il fait bombarder le mausolée de Sidi Cheikh et profane sa tombe. Des exécutions sommaires ont lieu sur les populations isolées des plaines et collines dans la région d’El Bayadh ou de Chellala Dahrania

Entre septembre et octobre 1881, les troupes françaises commandées par le général Coligneau et le général Louis sont attaquées par les moudjahidines près de Aïn Sefra.

Le général Louis fait détruire les deux ksours que posséde Cheikh Bouamama, à savoir le ksar supérieur de Meghrar et le ksar inférieur de Meghrar ainsi que la zaouia de Cheikh Bouamama.

Pendant cette période, Cheikh Si Slimane Benhamza, chef des Ouled Sidi Cheikh el ghraba (ceux de l’ouest) se rallie à la révolte de Bouamama, à la tête de trois cents cavaliers. Il se dirige avec ses troupes vers le nord ouest de Ain Sefra et de là vers la région des Bekakra afin de faire pression sur les tribus insurgées.

Compte tenu de l’accroissement numérique des troupes coloniales qui reçoivent des renforts de toutes les régions, la pression s’accroit sur Cheikh Bouamama qui est contraint de se retirer en direction de la région de Figuig au Maroc, où son activité diminue et ses partisans se dispersent.

Certains parmi eux rejoignent Si Kaddour Benhamza, chef des Ouled Sidi Cheikh chraga (ceux de l’est), tandis que d’autres rejoignent les rangs de Cheikh Si Slimane Benhamza, chef des Ouled Sidi Cheikh el ghraba (ceux de l’ouest) ; le reste des combattants s’établit à Figuig et ses environs.

Le 16 avril 1882, les troupes d’occupation pourchassent Cheikh Bouamama sur le sol marocain mais il réagit par une contre-attaque sur le chott de Tighri qui occasionne des pertes humaines considérables.

Deuxième étape [modifier]

En juillet 1883, Cheikh Bouamama s'établit dans son village natal, el Hammam el fougani, à Figuig fin d’entreprendre la réorganisation de ses troupes pour l’avenir.

Inquiètes de cette activité intense, les autorités coloniales adressent un télégramme signé par le général Soucié, chef du 19ème bataillon, au gouvernement de Paris, l’appelant à exercer des pressions sur le Sultan du Maroc afin qu’il chasse Cheikh Bouamama du territoire marocain car il constitue un danger pour les intérêts de la France dans la région.

Cheik Bouamama doit quitter la région vers la fin de l’année 1883 pour se réfugier dans le Touat et demander la protection des habitants de l’oasis de Deldoul. Il y demeure jusqu’à 1894 et fonde une zaouia où il entreprend de dispenser un enseignement religieux afin de poursuivre son combat et stopper l’expansion française dans le sud ouest. Il adresse des messages à l’ensemble des chefs des tribus sahariennes, notamment les touaregs qui lui proposent de venir s’installer chez eux afin de pouvoir s’entraider dans la lutte. D’autre part, certaines tribus installées aux frontières algéro-marocaines se rallient à lui.

Les autorités françaises tentent d’étouffer la révolte et d'en limiter l'extension dans le sud par la mise en place d’établissements économiques comme la création de centres commerciaux dans le territoire du Touat et de Tadikalt.

Troisième étape [modifier]

Alors que Cheikh Bouamama a réussi à rallier de nombreux partisans et gagner la confiance des populations des régions sahariennes. Les autorités coloniales tentent de le rallier à leur cause. Des contacts sont pris par le biais de la Délégation Française à Tanger en 1892 afin de négocier avec lui la question de l’aman (la paix négociée) mais ne débouchent sur aucun résultat.

Les rapports d’amitié qui existent entre Cheikh Bouamama et les autorités marocaines suscitent l’inquiétude des autorités françaises, notamment après qu’il aura été reconnu comme chef des tribus des Ouled Sidi Cheikh ayant sous son autorité toutes les régions sahariennes. Elles tentent une nouvelle fois de gagner son amitié afin de faciliter leurs tentatives d’expansion et d’étendre leur influence sur les régions sahariennes. Pour cela, le gouverneur général Laverrière décide le 16 octobre 1899 d’accorder l’aman total sans conditions.

Au début du XXe siècle, Cheikh Bouamama entre au Maroc et s’installe dans la région d’Oujda.

Conséquences de la résistance de Cheikh Bouamama [modifier]

  1. L’insurrection de Cheikh Bouamama constitue un défi important face à la politique de la IIIe République visant le parachèvement des opérations d’occupation totale de l’Algérie et parvient à retarder et entraver les projets français dans le sud-ouest.
  2. La révolte de Cheikh Bouamama représente la phase finale de la stratégie des leaderships nationaux dans l’affrontement du colonialisme français à travers les résistances populaires basées essentiellement sur la religion en tant que facteur mobilisateur des Algériens dans la lutte contre l’occupant.
  3. La révolte de Cheikh Bouamama est l’une des résistances populaires les plus violentes au cours du XIXe siècle après la résistance de l’Emir Abdelkader.
  4. La révolte de Cheikh Bouamama dévoile la faiblesse des Français dans l’affrontement de la résistance, ce qui les amenent à rechercher des solutions politiques afin de mettre fin à la révolte en particulier après la deuxième étape 1883-1892, lorsque se pose la question de l’aman (trêve) recherchée par les autorités françaises auprès de Bouamama qui la rejette à travers les correspondances et les pourparlers entrepris par la France.
  5. Les pertes humaines et matérielles sont parmi les conséquences les plus notables de la révolte.
  6. La révolte a accéléré l’achèvement des projets de voie ferrée dans la région reliant le nord au sud.
  7. Même si, en raison des entraves rencontrées et plus précisément les difficultés à unifier les deux branches des Ouled Sidi Cheikh ainsi que les pressions exercées par le Sultan marocain Abd al-Aziz sur la révolte et son confinement aux frontières, la résistance de Cheikh Bouamama n’a pas pu réaliser son objectif qui était de chasser le colonialisme de la région, elle a cependant démontré ses capacités de résistance par le blocage de l’expansion du colonialisme dans la région.

Le soulèvement du Cheikh Bouamama

 

 

 

L'épopée du Cheikh Bouamama
• S'appuyant sur des écrits d'hommes de lettres ou de chercheurs en histore, il est livré quelques éléments relatifs à l'histoire retraçant l'insurrection de Bouamama et ce dans le but de servir de repères pour donner un éclairage sur cette période
• Par ailleurs l'opportunité est saisie pour insérer l'hommage rendu par Mr le Président de la République à Cheikh Bouamama à l'occasion de la commémoration du 97ème anniversaire de la mort du Cheikh dans une lettre adressée à ses heritiers.(19/5/03)
Un chef de Zaouia
"Le cheikh Bouamama Ben Larbi Ben Tedj est issu de la famille des Ouled Sidi Cheikh, des Ghraba. C'était un chef de Zaouia, très pieux de la confrérie des Kadiria"(...)En égard à sa gentillesse et sa piété sa réputation se répandit parmi les tribus et ses fidèles étaient très nombreux, ce qui troubla les autorités françaises représentées par les bureaux arabes"(...)
"Les autorités françaises interdirent aux populations de rendre visite à cette Zaouia et rapprochèrent la surveillance autour de sa personne ce qui énerva le Cheikh Bouamama. Il se dirigea à El Bayadh pour se plaindre(...). Il planifiaitavec ses fidèles une insurrection. Il leur demanda alors de ramasser armes et munitions et de se préparer au Djihad ."
L'ouverture des hostilités

"Il ouvrit les hostilités contre les troupes françaises le 22 avril 1881. Les Moudjahidin commencèrent par tuer l'adjoint au chef du bureau arabe Weinbrenner et attaquèrent les fermes des colons et détruisirent les unités de production et les institutions économiques françaises."
L'appel à la guerre sainte (Djihad) de Bouamama
"A nos Frères des tribus de Chaambas et particulièrement leurs notables et chefs, tribus par tribus, sans distinction; Que Dieu vous donne la sagesse et vous aide pour faire du bien et le Djihad : que le Salut de Dieu soit sur vous. Je vous annonce et vous apprend que nous désirons vous rencontrer pour discuter au sujet du Djihad. L'appel du Djihad est un acte de piété tel qu'ordonné par Dieu et par son prophète Mahomet que le salut et la paix soit sur lui. Par ordre des gens de Dieu, que celui qui réponde par l'affirmative nous retrouve à Hliat. Tel est notre vœu pieux et notre sermon sincère. Nous ne désirons pas rencontrer ceux qui sont contraires à cet appel au Djihad."
La bataille de Frenda
"Le cheikh Bouamama engagea différentes batailles contre les troupes françaises et leur infligea une lourde défaite dans la bataille de Frenda ce qui poussa l'ennemi à se retire à Ain Sefra. Il y a eut également la grande bataille de Chellala et combats prirent de l'envergure."

La bataille de Chellala

(Source musée du Djihad Alger)
"Les combats eurent lieu aussi dans les régions de Tiaret, Saida et Ain Salah. Les autorités colonialistes ramenèrent alors de grands renforts avec l'artillerie lourde pour contrer les troupes de Bouamama"
Le refus de négociations et l'exil au Maroc
"Les autorités françaises lui proposèrent alors des négociations de paix, mais il refusa et continua à harceler les troupes ennemies jusqu'en 1883, année au cours de laquelle ses fidèles déposèrent les armes"(...)
"Le Cheikh Bouamama s'exila au Maroc où il installa sa Zaouia et trouva la mort en 1909"
Mr Boualem Bessaieh dans son ouvrage "Etendard interdit" Edition Sindbad Année 1976 et préfacé par J. Berque (p 29) livre son témoignage en ces termes :

De l'étincelle à la traînée de poudre...
Tout commença le 22 avril 1881. Le chef du bureau arabe d'El Bayadh, le lieutenant Weinbrenner, fut assassiné alors qu'il tentait de capturer les émissaires de Bouamama, de plus en plus nombreux et forts actifs. La nouvelle fut vite connue et donna le signal d'une révolte "plus étendue et plus meurtrière que les précédentes"
• Du témoignage de Charles-Robert Ageron, dans son ouvrage" Les Algériens musulmans et la France" écrit" :
"On connaît les épisodes essentiels de ce qu'on appelé essentiels de ce qu'on appelle, non sans quelque impropriété, l'insurrection du Sud Oranais. Les bandes insurgées de Bouamama résistèrent le 10 mai au premier choc de nos troupes puis, glissant à travers nos colonnes, pénétrèrent dans la région de Tiaret, Frenda et Saida, portant le pillage, l'incendie et le meurtre aussi bien parmi les indigènes que sur les chantiers européens d'exploitation d'alpha; elles réussirent à regagner le Sud avant de reparaître dans les mêmes régions, aidés de contingents de Harrar Cheraga en juillet 1881 pour disparaître à nouveau. A l'automne, les bandes furent rejetées en territoires marocain d'où elles procèdent d'ailleurs à de nouvelles incursions, et cela jusqu'en mai 1883"
Hommage du Président de la République Mr A. BOUTEFLIKA cheikh Bouamama
La lettre adressée aux héritiers du cheikh Bouamama par le président de la république M.Abdelaziz Bouteflika à l'occasion de la commémoration du 97ème anniversaire de la mort du Cheikh. (19/05/03)
Extraits
''Cette personnalité hors du commun qui a forcé l'admiration aussi bien des amis et des ennemis (...) une personnalité forte qui a farouchement défendu la patrie, le droit, la religion et l'honneur''. Cheikh Bouamama a consacré sa vie au djihad et à la lutte. A peine la résistance de Ouled Cheikh s'est elle relâchée, que l'appel au djihad a retenti tel un tonnerre dans tout le pays ravivant la flamme de la lutte jusqu'à la victoire''.
C'était ''un appel et un cri de Bouamama à la face du colonisateur'', et ''l'énergie extraordinaire qui l'a animée dans son combat soutenu en dépit des aléas et difficultés qui ont entrave son chemin, lui qui a entamé sa marche arme seulement de son amour pour la patrie et sa détermination de la libérer du joug colonial''.''Le temps a démontré que Bouamama n'était pas seulement un imam et un savant mais également un homme politique, un moudjahid courageux et un diplomate expérimenté'', et ''grâce a ses nombreux contacts Bouamama a mis à mal la propagande française selon laquelle la révolution était confinée dans la région de Ain Sefra, El Bayadh et Labiod Sidi Echeikh''; cette révolution nous pousse à la méditation et à la réflexion sur les actions des enfants d'Algérie au fil du temps et sur ce qu'ils ont enduré pour la fierté et la gloire du pays''.
"Le devoir de fierté et de gloire nous imposent d'intensifier les efforts et de persévérer dans la recherche des pages d'histoire, ciment de l'unité nationale car le djihad des générations successives était, de tout temps, mené pour une Algérie forte et digne et nous n'avons pas le droit de négliger ce qui est susceptible de consolider et de renforcer l'unité nationale''.

Cheikh Bouamama

 

 

 

 

Naama - Cheikh Bouamama

 

 

 

 

Cheikh Bouamama